Citations (fr)

Citations Non-dualitéChaque être humain est à la recherche de quelque chose, à l’intérieur de lui-même ou à l’extérieur, dans le monde. Pris dans le courant du devenir, nous nous efforçons d’atteindre nos buts, de maintenir nos acquis ou de d’être “quelqu’un”, animés par l’espoir et mus par la force de nos attentes d’accéder un jour à la paix, à la liberté et à un contentement durable. Quelles que soient la forme et la nature de nos quêtes, nous ne serons jamais autre chose que ce que nous sommes essentiellement. Le refus de nous accepter pleinement, avec toutes nos imperfections et nos noirceurs, nos peurs et nos peines, constitue le noyau du problème. L’aventure intérieure commence dès que nous réalisons la futilité de nos fuites en avant ou après en avoir suffisamment souffert. Elle advient lorsque s’impose à nous la nécessité de revenir à soi en cessant de lutter, de nous cacher, d’esquiver ou d’échapper à ce qui vit en nous. Cette acceptation est la “discipline” ou le “non-effort” le plus exigeant qui soit car, il nous invite, à chaque instant, à accueillir dans notre ressenti ce qui émerge de l’intérieur. L’approche présentée ici découle de cette acceptation. Elle décrit le processus qui s’engage lorsque nous nous disposons à observer, à ressentir et à “traverser” consciemment tous les éléments qui se présentent dans notre perception. – Darpan

A chaque moment il y a une connaissance spontanée de tout ce qui se passe dans le présent, et cette connaissance simple, spontanée, sans effort est l’Esprit lui-même toujours présent. Même si vous pensez que vous ne le voyez pas, cette pensée même est lui. Ainsi, le stade de conscience ultime, l’Esprit intrinsèque lui même, n’est pas difficile à atteindre mais impossible à éviter. Et là est le grand secret bien gardé des écoles de pensées non duelles. – Ken Wilber

Il est plus excitant d’être embarqué dans une quête spirituelle que de faire face au malheur qui vit en nous. – Darpan

Pour aller au-delà, le mental doit comprendre que l’éveil est totalement hors de sa portée. Une fois cette compréhension établie, le mental s’apaise naturellement, n’ayant plus de but à poursuivre. Cette tranquillité spontanée et dénuée d’effort est pure présence accueillante. Dans cette ouverture réside la possibilité d’être sciemment ce que nous sommes. – Francis Lucille

Votre croyance que la conscience est sans forme est aussi une limitation surimposée à ce que vous êtes foncièrement. Lorsque vous essayez de visualiser la félicité, la vérité, vous essayez d’abord de la voir comme un objet, grossier ou subtil, profane ou sacré. Puis, à un certain moment, ayant compris qu’elle n’est pas un objet, vous essayez de la visualiser comme un non-objet, un vide, et vous arrivez à un mur blanc que vous ne pouvez pas maintenir Certains yogis le peuvent, – du moins pendant un certain temps – et qui n’est certainement pas la splendeur, la certitude et la félicité que vous recherchiez. Ce vide est souvent une énigme pour le chercheur de vérité qui ne peut pas aller au-delà par ses propres efforts. L’assistance d’un instructeur est nécessaire dans la plupart des cas pour effectuer cette percée. Cette absence est en fait un autre objet. Pour aller au-delà, le mental doit comprendre que l’éveil est totalement hors de sa portée. Une fois cette compréhension établie, le mental s’apaise naturellement, n’ayant plus de but à poursuivre. Cette tranquillité spontanée et dénuée d’effort est pure présence accueillante. Dans cette ouverture réside la possibilité d’être sciemment ce que nous sommes. – Francis Lucille

Visiteur: Je perçois ici même une chose qui n’a ni forme ni couleur – l’espace de cette pièce – et en moi, je distingue un espace similaire et ce n’est pas l’oeil qui le voit. Cela ne relève pas du “corps-intellect”. Maharaj : Exact. Fixez-vous à ce niveau, trouvez-y votre véritable identité. Cet espace est libre comme la lumière, comme l’air. Il n’a aucune forme, mais il est beaucoup plus subtil et réel que l’air et la lumière. Ne quittez pas ce niveau. Aucun effort n’est nécessaire pour parvenir à cette union avec la conscience qui se fait spontanément, mais un effort est nécessaire pour atteindre le niveau où l’on comprend véritablement que cela se produit sans effort. – Nisargadatta Maharaj

Ce qui en nous recherche la Vérité est le vrai Soi et tout ce qu’il entreprend est efficace. – Francis Lucille

Je ne suis pas… l’histoire de ma vie, le mental, le corps, les sentiments, les expériences de douleur ou de plaisir, de combats, de succès ou d’échecs. Je ne suis pas la solitude, la tranquillité, la frustration ou la compassion. Je ne suis même pas ce que je pense être mon objectif, ce que je pense être la recherche, la découverte, ou tout ce que l’on peut appeler une expérience spirituelle. A défaut de savoir ce que je suis, je sacralise ces expériences, en prends possession et leur confère une signification considérable. Je m’imagine qu’elles signifient quelque chose qui, une fois compris, me fournira des réponses et des formules. Mais ces expériences ne sont que la conscience qui tour à tour se cache et se révèle dans le but d’être reconnue. Quand je sais “qui” je suis, je découvre que je ne suis pas l’existence ; je suis la présence qui permet à l’existence d’être. L’existence fleurit en cette présence ou au contraire me renvoie mon sentiment de séparation. – Tony Parsons

Jusqu’à présent nous nous sommes projetés avec l’esprit. Nous avons espéré une obtention résultant d’un “faire”, ou d’un “non faire”. Nous avons voulu échanger les idées de “je n’ai pas”, “je ne suis pas” contre celles qui disent “tu as”, “tu es”… La question n’est pas de changer d’idée et d’en avoir de meilleures. Elle n’est pas de laisser un état pour un autre, mais de s’en remettre directement à la source. Il s’agit de ne plus suivre la moindre de nos projections, de ne plus “s’échapper”, afin de se retrouver “chez Soi”. S’agiter, surenchérir dans nos réflexions, nous savons le faire. Contacter leur nature, la “chair” même des pensées, ne se situe pas sur le même plan. C’est comme se relier à la lumière plus qu’aux images qu’elle dessine sur l’écran. C’est voir le sable, la nature même du “château de sable”. De façon similaire, “rentrer chez Soi”, c’est contacter, c’est “tomber”, s’oublier, se perdre en sa Nature lumineuse. En elle, nous sommes accueillis et rassérénés. Nous Sommes infiniment. Elle ne varie pas au gré des pensées et des émotions. Elle est la Présence spontanément offerte, qui ne dépend ni d’une élaboration, ni d’une transformation. Elle est auto jaillissante. Elle est ce que nous sommes avant tout, pendant tout et après tout. – Denis Marie

Ce qui est étonnant, c’est ce petit “recul”, ce petit “mouvement intérieur” qui permet de “basculer” et de se libérer du mental. Dans notre système habituel, nous avons tendance à essayer de comprendre avec l’esprit. Cependant, afin de “réaliser”, il convient de nous dissocier du mental. Cela revient à passer du costume et du rôle à celui qui les porte. Ce qui a pour conséquence de nous “resituer avant” et d’être à “cela” qui veut comprendre. Je mets des guillemets à ces mots, parce qu’il n’y a pas un réel déplacement, une réelle sortie ou entrée. Il s’agit seulement d’un jeu d’identification. À la base, “cela” qui se confond n’a aucunement bougé, n’a aucunement changé. Il ne fait que produire une croyance et s’y impliquer. Pour le dire plus précisément, il se peut que nous nous identifiions à notre costume, pourtant, nous demeurons “cela” qui le porte. Le fait de comprendre correspond à un “faire”, à un “événement mental”, tandis qu’ “être en cela” correspond au “Voir”. Ne pensez pas que le mental fasse obstacle au Voir. “Comprendre” procède du Voir. Par conséquent, il en est une confirmation. Comme on dit : “Il n’y a pas de fumée sans feu”. Il n’y a donc pas de compréhension sans le Voir initial, sans “cela”. La pensée semble nous accaparer, cependant, ce n’est que notre pensée. Si nous nous enlaçons avec nos bras, sommes-nous pour autant prisonniers ? Ce qui s’élève dans note esprit ne vaut que pour lui. Indépendamment, spontanément, “nous Sommes”, “cela Est” et ne varie pas. – Denis Marie

Ne vous cherchez pas dans le mental, ni dans ses conclusions ; vous êtes “avant”. Nous sommes “AVANT” et nous le restons. Tous ce que nous affirmons ou croyons “après”, voilà l’illusion ! Notre Nature est parfaite, elle est déjà éveillée. Elle vient avant toutes nos entreprises. Tout comme le miroir est déjà là, avant les réflexions. Nous sommes ce miroir. Nous n’avons pas à rechercher une confirmation dans nos “reflets” ! Nous ne sommes pas un “état”, nous sommes la source, la nature même de tous les états. Nous n’allons pas devenir “éveillés”, parce que nous n’avons jamais été “illusionnés”. Toutes ces choses n’arrivent que dans le monde des reflets, que dans le mental, que dans l’histoire, mais ce n’est pas le réel ! Qu’importe ce qui surgit, puisque nous sommes “avant”… toujours avant (avant de “glisser” également) ! Face au miroir, le reflet ne nous désigne-t-il pas ? Comme autant de miroitements, toutes pensées, sans exception, nous renvoient à nous-même, à Soi. Elles ne sont que des reflets dans la clarté de l’esprit, ou l’apparition d’images plates et sans vie dans une glace. Chaque pensée est comme le “doigt du sage” d’un célèbre proverbe. Elles ne sont pas la “lune”. – Denis Marie

L’éveil n’est pas différent de ce qui est ici et maintenant. Il n’y a rien de plus et rien de moins. S’éveiller au vrai Soi est aisé. Cela ne devient difficile que si vous pensez que ça l’est. Vos croyances quant à une autre réalité à atteindre, sont les seuls obstacles qui vous empêchent de réaliser que VOUS ÊTES, peu importe ce que vous expérimentez. Votre vraie nature est CELA qui perçoit, pas ce qui est perçu. Cependant, il n’y a pas de séparation. Au lieu de diriger la conscience vers l’extérieur ou l’intérieur, tournez-la vers elle-même et découvrez que vous êtes la Conscience même. Vous êtes conscient d’être un corps, un soi, une vibration ou une âme. Vous n’êtes pas le corps, le soi la vibration ou l’âme puisque vous êtes conscient de ceux-ci. Vous êtes la conscience de ceux-ci. Vous êtes la conscience. La Conscience. La Conscience est illimitée et non séparée de ce qui est. La Conscience est la substance dans forme de toutes les formes. La Conscience est Tout ce qui est. La Conscience EST. La Conscience est qui vous ÊTES. Vous n’avez pas de forme et toutes les formes sont faites de vous, se meuvent en vous. Vous n’êtes pas “celui” qui expérimente l’Espace sans limites ou la transparente Clarté de la Conscience. Vous êtes la Conscience dans laquelle “celui-ci” est expérimenté. – Michaël Szyper

Le message est très simple en réalité. La paix, l’amour et le bonheur que nous cherchons tous est déjà présent, constamment. C’est toujours là, en cet instant même, avant, pendant, et après toute recherche que vous entreprenez. Et c’est une merveilleuse nouvelle parce que vous n’avez qu’à vous reposer, vous pouvez simplement arrêter, être juste dans cette Vérité. En même temps, pour un chercheur spirituel, c’est une très mauvaise nouvelle, parce que lorsque vous comprenez que ce que vous avez cherché est déjà là, vous vous retrouvez sans emploi. La “fiche de poste” de l’ego, c’est de ne rien faire, et ce n’est pas quelque chose que l’ego aime entendre. L’ego aime ce poste de chercheur spirituel. Ca lui donne une fonction. Ca amène tant de beauté, d’intensité et de drame dans la vie de chercher la Vérité. Alors se rendre compte que c’est déjà là, que c’est présent à chaque instant, ça peut être un choc. Mais en même temps c’est vraiment merveilleux parce que vous allez enfin vous reposer, enfin vous êtes dans la Vérité, que vous êtes, qui est amour. – Nirmala

Certains s’imaginent qu’ils peuvent entrer et sortir de la vérité. Pourtant, ce n’est pas ainsi que cela se passe. Pouvons-nous entrer et sortir de cet espace, ou de ce maintenant ? Cela n’arrive jamais. Les “allers-retours”, c’est seulement dans notre esprit qu’ils se produisent. – Denis Marie

Lorsque vous restez et acceptez chaque chose complètement, vous allez au-delà automatiquement. Aucune croyance et aucun concept n’est vrai. Jetez-les tous et laissez la flamme du silence vous consumer jusqu’à l’éveil. – Adyashanti

Comprenez vous-même que la mort n’est rien. Reconnaissez que : “Je suis sans naissance, Je ne meurs pas. Je n’ai jamais pris naissance et Je ne mourrai jamais”. Retirez les crochets à venin au serpent et jouez avec lui. Vous savez alors qu’il ne peut vous faire aucun mal. Chaque fois que vous dormez, cela ressemble a une petite mort. Pourquoi avoir peur ? Il n’y a rien. Tout est illusion. Gardez juste votre esprit dans cet état dépourvu de peur. Comme vous retirez les crochets a venin, jouez ainsi avec le monde. Jouez avec l’illusion; il n’y a aucun danger. Cela n’affectera pas votre esprit. Vivez sans crainte; pas de mort, pas de peur, en sachant “Je suis ce réel pouvoir”. Il n’y a rien ! Qu’est-ce qui pourrait vous atteindre ? – Ranjit Maharaj

Tout porte à croire qu’il existe un point de l’esprit d’où la vie et la mort, le réel et l’imaginaire, le passé et l’avenir, le haut et le bas, le communicable et l’incommunicable, cesseront d’être perçus contradictoirement. – André Breton

Ce que je décris est l’expérience du Soi, dénué de tout sens d’individualité, une condition atemporelle, sans cause, qui ne cesse de donner naissance à l’existence manifestée dans la forme. Avoir un aperçu de cette profonde liberté n’exige que peu, mais la vivre exige la destruction de tous les concepts du soi que vous avez jamais entretenus ou pourriez entretenir. Cette liberté est une flamme qui réduit le besoin de faire des efforts en cendres et révèle que le Soi est tout ce qui est. – Adyashanti

Ce qui est appelé “mental” est une merveilleuse force inhérente au Soi par laquelle toutes les pensées s’éveillent. En dehors des pensées le mental n’existe pas. Aussi la pensée constitue-elle la nature du mental. En dehors des pensées il n’y a pas d’entité indépendante appelée “monde”. Dans le sommeil profond il n’y a ni pensée ni monde. Dans les états de veille et de rêve les pensées sont présentes ainsi que le monde. Tout comme l’araignée tire d’elle-même le fil (de la toile) et le résorbe en elle-même, le mental projette le monde en dehors de lui-même et le résorbe en lui-même. Quand le mental émerge du Soi, le monde surgit. Ainsi, lorsque le monde apparaît (comme réel), le Soi n’apparaît pas; et lorsque le Soi apparaît (ou resplendit), c’est le monde qui n’apparaît pas. Si on s’interroge assidûment sur la nature du mental, celui-ci finira par disparaître, laissant seul le Soi. Ce qui est désigné comme le Soi est l’âtman. Le mental ne peut exister indépendamment du monde grossier; il ne peut subsister par lui-même. C’est le mental qu’on appelle corps subtil ou âme (jîva). – Ramana Maharshi

Entre deux nuages il y a un intervalle, et cet intervalle est le ciel bleu ! Ralentissez les pensées et regardez les intervalles ! C’est bien ça ! Examinez les intervalles et soyez plus concentré sur les intervalles que sur le nuage ! La première pensée est partie, l’autre n’a pas surgi. Ceci est la Conscience, Ceci est la Liberté. C’est votre propre place, votre propre demeure. Vous êtes toujours là, voyez-vous. Déplacez votre attention, changez de gestalt. Ne regardez pas l’image mais ce qu’il y a derrière ! Si j’installe devant vous un grand tableau noir de la taille du mur et que j’y dessine un petit point blanc puis que je vous demande “Que voyez-vous ?”, vous serez quatre-vingts dix-neuf pour cent à ne pas voir le tableau (rires). Vous répondrez : “Je vois un petit point blanc”. Un si grand tableau noir que personne n’aperçoit alors que tout le monde voit un minuscule point blanc, presque invisible. Pourquoi ? Parce que c’est la tendance habituelle de l’esprit de regarder le dessin et non le tableau noir, le nuage, non le ciel, la pensée non la Conscience. Voilà tout le contenu de l’enseignement. Toujours voir la Conscience. Toujours voir la Conscience et comprendre qu’elle est ce que vous êtes ! C’est votre propre demeure, votre propre place. Restez Ici. Personne ne peut vous atteindre. Qui peut entrer Ici où vous êtes ? Même votre esprit ne peut entrer. – Papaji

L’illusion d’être une personne est tombée d’elle-même et cet événement n’a pas eu lieu. Voilà la guérison. – Dominique

La personne n’a pas de réalité. Ce qui est réel existe en soi-même, sans besoin d’agent pour être connu. Puisque la personnalité passe par la conscience pour être connue, elle n’est pas réelle. – Jean Klein

Le mental est un lâche, il ne peut être qu’un lâche parce qu’il n’a aucune substance. Il est vide et creux, il a peur de tout. Et surtout, il a peur qu’un jour, vous deveniez conscient. Cette peur éloigne les gens de la méditation, les rend ennemis des personnes comme moi qui tentent de répandre un goût de la méditation, d’offrir des moyens pour devenir témoin et conscient. Ils s’opposent à moi non sans raison car leur peur est bien fondée. Le mental a vraiment peur de s’approcher de tout ce qui pourrait créer plus de conscience. Çà serait le début de la fin du mental. Çà serait la mort du mental. – Osho

Il n’y a ni passé ni futur. Il n’y a que le présent. Hier était le présent quand vous en avez eu l’expérience, et il en sera de même demain. Ainsi l’expérience de ce qui est n’existe que dans l’instant. Au-delà de l’expérience dans l’instant rien n’existe. – Sri Râmana Maharchi

La véritable méditation n’a ni direction, ni but, ni méthode. Toute méthode vise à atteindre un certain état d’esprit. Tout état est limité, transitoire et conditionné. La fascination pour les états mène à l’asservissement et à la dépendance. La véritable méditation est de rester présent en tant que conscience primordiale. La véritable méditation apparaît spontanément dans la conscience quand l’esprit n’est pas fixé sur des objets de perception. Quand vous commencez à méditer, vous remarquez que l’esprit est toujours dirigé vers un objet quelconque, qu’il s’agisse de pensées, de sensations corporelles, d’émotions, de souvenirs, de sons, etc. Il en est ainsi car l’esprit est habitué à se concentrer sur les objets et à se contracter. Alors, l’esprit interprète machinalement ce dont il est conscient (les objets) de façon compulsive et déformée. Il se met à tirer des conclusions et à faire des suppositions basées sur des conditionnements passés. Dans la véritable méditation, tout objet est laissé à sa fonction naturelle. Cela veut dire qu’aucun effort ne doit être fait pour manipuler et supprimer un quelconque objet dont on est conscient. Dans la véritable méditation, l’accent est mis sur le fait d’être conscience ; non pas d’être conscient d’objets, mais de rester présent en tant que conscience primordiale elle-même. – Adyashanti

Ce n’est pas nous qui nous éveillons, c’est l’éveil qui nous illumine. Juste avant qu’il n’arrive, nous pensions avoir compris et accompli une part du chemin, avoir saisi une partie de la vérité et finalement nous réalisons que tout cela appartenait au rêve et qu’aucun éveil n’avait pris place. Du point de vue de l’illusion nous espérons toujours que “quelque chose” se produise, mais à l’instant de l’éveil, nous ne faisons que pleinement reconnaître ce qui a toujours été là. L’éveil était déjà là, dans cet instant, inséparable de nous. Bien que cette réalisation nous libère, la liberté n’est pas une chose nouvelle. – Denis Marie

Est-ce nous qui faisons nos pensées, ou bien est-ce nos pensées qui nous font ? Nous suivons nos pensées et les défendons sans savoir réellement d’où elles viennent. Ne plus être victime, mais être sujet et responsable de son illusion, en fait c’est plutôt bien et plutôt un avantage. Cela signifie que tout est entre nos mains et qu’il n’y a personne, aucun pouvoir tyrannique extérieur dont nous dépendons. Si nous avons la faculté de nous illusionner, alors, nous avons aussi celle de nous désillusionner, ou plus simplement, de cesser de produire de l’illusion. Nous sommes le grand créateur de tout ceci. Comme un comédien, nous jouons un rôle avec lequel nous nous confondons et lorsque nous regardons dans le miroir, nous ne voyons plus que le masque qui dissimule notre vrai visage et nous nous prenons toujours pour un autre. Pouvons-nous remettre en question ce jeu, tous les jeux ? Il n’y a pas d’illusion en soi, mais seulement des êtres qui s’illusionnent et qui veulent encore y croire. – Denis Marie

Voir, nous fait comprendre qu’il n’y a rien, aucune séparation, aucun but à atteindre, aucun ailleurs. Il n’y a pas une once de pratique à faire ou même de problème à élucider. Il n’y a pas la notion d’un second, d’un autre, d’une inconnue à résoudre. Toute division ou construction n’est que symbolique et ne se produit qu’au sein d’une même base, d’un même espace. Observer comment nous nous accrochons toujours à une pensée, tenus et captivés par les jeux de l’esprit. Être en la Source et la Voir permet naturellement de prévaloir sur notre cinéma et de couper court à son attraction tout en répondant à l’appel profond de notre coeur. Pour réaliser la Vérité nous n’avons pas besoin de l’esprit pensant, car la Vérité se connaît et se suffit à elle-même. La Vérité est entière et omniprésente. Elle est semblable à la lumière qui éclaire tout, sans stratégie ni jugement. Nous pouvons permettre à cette lumière d’accomplir en nous son oeuvre en nous illuminant. Nos yeux voient et nos oreilles entendent parce que c’est leur nature. Pareillement, la Vérité en nous connaît et s’illumine naturellement, sans intention, ni effort particulier. – Denis Marie

Le premier regard a la spontanéité du silence. Il est l’aspect réflexif et cognitif lié à notre Nature, comparable à la qualité réfléchissante de l’eau. De ce fait, il ne dépend ni d’une conscience, ni d’une volonté. Reconnaître cette qualité innée en nous, c’est “Voir”, et ne plus être limité par un regard discriminant et duel que nous impose la conscience ordinaire. Se situer dans le premier regard, c’est voir depuis le coeur. – Denis Marie

L’éveil spirituel marque le passage de ce que nous croyons être, à ce que nous sommes véritablement. C’est une totale démystification, le renversement du règne illégitime de l’esprit conceptuel, détrôné par une vue directe et spontanée qui s’actualise indépendamment des constructions du mental. Parler “d’atteindre” l’éveil n’a pas de sens. Ce qui le caractérise et l’atteste, c’est l’épuisement total de toute notion de voie et de cheminement qu’il provoque, ainsi que l’effondrement de l’idée de “devenir” et de distance. En fait, il n’y a rien à rejoindre qui ne soit déjà là. Par conséquent, toute perspective, toute méthode dirigée vers un but s’avère caduque. Si nous sommes pleinement d’accord pour être ici, au coeur de l’instant présent, nous pouvons réaliser que naturellement nous reposons dans l’éveil et qu’il n’y a aucune distinction entre lui et nous. – Denis Marie

Loin d’être un but mythique, l’éveil est ordinaire, l’éveil est déjà là. Il est à la portée de chacun, depuis là où il est. Il ne s’agit pas d’une performance spirituelle, d’une transcendance hors de portée, réservée à quelques élus ou à certains Êtres d’exception et qui s’obtient au terme d’un long et dur chemin d’ascèse. S’éveiller c’est comprendre notre Nature véritable, c’est réaliser “Celui que l’on est” avant tout, originellement et dont jamais nous n’avons été séparés. Nous y sommes constamment, indépendamment de notre volonté et des situations diverses que nous vivons. Notre Nature est éveil, c’est nous, et non “une nature” cachée au fond de nous, qu’il nous faudrait retrouver. S’éveiller ne signifie pas atteindre un état de conscience supérieur, mais c’est recevoir et connaître l’ouverture naturelle qui sous-tend toute conscience. C’est rencontrer en nous l’éclat spontané du bonheur parfait derrière lequel nous courons, comme après une ombre fugace et inaccessible, malgré nos innombrables entreprises pour l’obtenir par une saisie. – Denis Marie

L’éveil spirituel est spontané et il ne résulte pas d’un long parcours de pratiques et d’ascèses. Au contraire, la vérité que nous recherchons s’offre en permanence, et ce, de manière inconditionnelle. Si nous avons des difficultés à nous éveiller, ce n’est pas dû au fait que ce soit compliqué. C’est parce que nous partons d’un postulat erroné et que nous espérons ailleurs ou plus tard une vérité qui est déjà là. – Denis Marie

C’est “celui” ou “cela même” qui cherche qu’il nous faut rencontrer. – Denis Marie

Que la grâce me soit offerte d’être le reflet de l’amour du soi qui recouvre tout, qui illumine et transforme le coeur de tous et de toute chose ! – Monko

Prendre conscience que le regard qui illumine le monde en nous n’est pas du monde, ne vient pas de quelqu’un ni de quelque part, qu’il ne va ni ne vient. Tout apparaît en lui qui n’est pas un ici ou un là-bas, ni un maintenant. Il embrasse la totalité de l’espace et du temps et est tout ce qui est, est unicité. En lui apparaît le corps, les pensées. Mais le corps n’apparaît pas ici ou là. Il apparaît, point. Il n’y a aucun point de référence. Et nous prenons goût à vivre ainsi suspendu dans la vacuité, dans la Présence. Il n’y a que Présence, et il n’est rien ni personne pour aller où que ce soit, pour se situer ici ou là. – Monko

En cherchant le mythe qu’il rêve de pouvoir atteindre, le chercheur évite efficacement ce qu’il redoute le plus… son absence. – Tony Parsons

J’aimerais que vous scrutiez plus attentivement ce qui vous pousse à venir ici. Regarder la motivation qui vous conduit à venir ici peut considérablement réduire votre consommation d’essence ! Vous pouvez faire face à la question immédiatement, dans votre salon. Peut-être est-ce un manque de paix, un manque de bonheur. Si c’est un manque de paix, peut-être pouvez-vous affronter, dans l’instant même, la sensation qui vous rend nerveux. Faites face à la perception à ce moment-là, faites face à l’absence de paix et de bonheur, et vous vous découvrirez vous-même, non dans l’objet, le manque ou la nervosité, mais dans la vision elle-même. Vous êtes le sujet ultime, le sujet de tous les objets. Des milliers et des milliers d’objets existent et changent, mais vous êtes l’unique sujet ultime qui ne peut jamais devenir un objet — aussi, soyez-le ; c’est là qu’est votre liberté. Quand vous verrez cela réellement, vous serez frappé par l’évidence qu’il n’y a rien à atteindre, rien à acquérir. – Jean Klein

Tout est neutre, tout est absolu, chaque chose est comme elle est. C’est vous qui la faites apparaître bonne ou mauvaise, agréable ou pénible. – Prajnanpad

Un sage n’a pas la moindre pensée d’être une personne quand il agit, sent ou pense. L’ego est totalement absent. L’ego n’est rien de plus qu’une pensée et deux pensées ne peuvent cohabiter simultanément. Aussi l’identification à l’ego ne peut avoir lieu qu’une fois disparue la pensée rattachée à l’objet. C’est alors seulement que l’ego déclare sienne cette pensée. Ce sens de la propriété : “j’ai vu ceci”, “j’ai fait cela”, intervient après le fait et n’a rien à voir avec le fait. Une fois que ce mécanisme est clairement perçu, vous comprenez que l’identification que vous aviez précédemment prise pour une réalité n’est qu’une illusion. Vous n’êtes pas le propriétaire de la situation pas plus que vous n’en êtes l’esclave. Votre vraie nature est au delà. Le silence de la conscience n’est pas un état, c’est le continuum où tout état, toute chose apparaît et disparaît. Les mots que nous utilisons dans l’état de veille pour parler de ce non-état sont une expression de cette conscience. Quand nous vivons dans la conscience, tout est expression de cette conscience. Le monde que vous percevez n’est rien d’autre que leur roman de votre imagination, basé sur la mémoire, la peur, l’angoisse et le désir. Vous vous êtes retranché dans ce monde. Voyez cela sans vous jeter sur des conclusions et vous serez libre. Vous n’avez nul besoin de vous affranchir d’un monde qui n’existe que dans votre imagination. – Jean Klein

Votre corps est en vous, vous n’êtes pas en lui. Voyez donc par vous-même si vous apparaissez dans votre corps ou dans votre mental, ou si au contraire ils apparaissent en vous. – Francis Lucille

En fait toutes choses apparaissent d’elles-mêmes dans la conscience qui est toujours dans une ouverture totale. La conscience ne dit jamais “je veux ceci” ou “je ne veux pas cela”. Elle ne dit rien parce qu’elle accueille en permanence tout ce qui se présente en son champ. Quand vous dites “je veux ceci” ou “je ne veux pas cela”, ce n’est pas la conscience qui parle, c’est simplement une pensée surgissant en son sein. Ensuite vous dites “je n’étais pas ouvert”, et c’est l’irruption d’une nouvelle pensée. L’arrière-plan de toute cette agitation mentale est la conscience toujours ouverte, toujours accueillante. Du moment que vous êtes vivant, vous êtes ouvert. L’ouverture est votre nature. C’est pourquoi il est si agréable de s’y trouver; on s’y sent chez soi, à l’aise, naturel. Vous n’avez rien à faire pour vous trouver dans l’ouverture, si ce n’est comprendre qu’elle est votre nature réelle, que vous y êtes déjà. Dès que vous établissez votre demeure dans la conscience-témoin, l’agitation mondaine n’a plus de prise sur vous. Vous comprenez le processus dans son ensemble et par là même vous y échappez. Vous faites un saut dans une autre dimension. Familiarisez-vous avec elle. Voyez-en l’impact sur votre psychisme et votre corps. Peut-être mes paroles vous semblent-elles pour le moment de simples concepts, mais le jour viendra où elles se dissoudront en vous, devenant compréhension vivante. Alors la question de savoir comment méditer, comment être ouvert, ou comment être heureux ne se posera plus parce que vous êtes déjà méditation, ouverture et bonheur. – Francis Lucille

Je ne suis ni mes pensées, ni mes émotions, ni mes perceptions sensorielles, ni mes expériences. Je ne suis pas le contenu de ma vie. Je suis l’espace dans lequel tout se produit. Je suis la conscience. Je suis le Présent. Je suis. – Eckhart Tolle

La pensée a le pouvoir de ramener la conscience à sa nature propre. En suivant le fil de la pensée, se découvre l’espace de conscience qui la contient. C’est vers lui que se dirige toute quête et c’est en lui que se résout toute quête. Inutile donc de se perdre dans le dédale des pensées pour que l’attention puisse se retourner vers là d’où elle vient. – Jean-Marc Mantel

Développez cette habitude de penser à vous-même en tant que conscience, et non en tant que corps ou personne. Ne vous associez à aucun objet ou concept, aussi tentant qu’il soit, et le personnel, la cause de toutes les misères, se dissoudra. Demeurez dans l’état de conscience, semblable à l’espace, libre de toute notion. Tel est le chemin sans trajet vers la conscience intemporelle. – Mooji

Aucun objet perçu ne peut être vous. – Mooji

Aussi subtiles et raffinées que soient les pensées, elles dépendent toutes d’un support pour pouvoir exister. Ce support est souvent nommé conscience, mais la pensée de ce que la conscience peut être n’est pas la conscience elle-même, puisque cette pensée émerge dans la conscience qui la supporte. La conscience a la particularité de ne pas avoir d’autre support qu’elle-même. On peut la dire sans support, car elle supporte la totalité de la manifestation, sans pour autant avoir besoin de support pour elle-même. – Jean-Marc Mantel

La solitude est en rapport avec le moi. Le moi est seul. La pensée ‘moi-je’ crée la séparation. Dès qu’elle est prononcée, “je” suis séparé de “toi”. Tant que cette pensée est alimentée, la solitude et l’isolement règnent. Se libérer de la solitude signifie se libérer du moi. Qui peut se libérer du moi ? Personne. La conscience observante est déjà libre. Elle est regard. La lumière existe avant l’image. L’image n’a pas d’existence sans la lumière, mais la lumière est, avec ou sans images. De la même manière, le Je, conscience observante, est, avec ou sans la pensée ‘moi-je’. La pensée ‘moi-je’ est comme une image apparaissant sur l’écran de la conscience. L’écran n’est pas affecté par elle. Voir la pensée ‘moi-je’, c’est se savoir libre d’elle. Dans cette liberté par rapport à la pensée, il n’y a ni solitude, ni isolement. La liberté est ouverture et unité. Elle ne connaît pas la séparation. Elle est amour. – Jean-Marc Mantel

Quand le rêveur s’éveille, le rêve prend fin et pour celui qui est réveillé, les autres “entités” de son rêve n’ont plus aucune substance. Tout pareillement, dans le rêve vivant, pour celui qui est éveillé (qui a réalisé que rien de perceptible par les sens, y compris “l’entité” que l’on pense être, ne saurait être autre chose qu’une simple apparition dans la conscience), pour cet être-là, les autres personnages rêvés du rêve vivant ont perdu toute substance. L’éveillé réalise qu’il est la subjectivité Absolue inconditionnée, sur laquelle le frémissement de la conscience a fait spontanément naître ce rêve vivant, sans cause ni raison, et il se contente de “vivre” le rêve jusqu’à ce que, au terme du temps qui lui est imparti, la conscience fusionne de nouveau spontanément dans la Subjectivité Absolue. – Ramesh Balsekar

Car ce qui t’est le plus proche, voilà ton ennemi : cette multiplicité d’images, qui cachent en toi le Verbe, et s’étendent sur lui, empêche cette naissance en toi, sans que pourtant cette paix te soit entièrement enlevée. Cette paix ne peut, il est vrai, toujours régner en toi. Mais c’est par elle, pourtant, que tu deviendras mère spirituelle de cette naissance. Une telle mère doit souvent établir en elle ce plein silence, afin de s’habituer à le faire; l’habitude lui en donnera une certaine maîtrise, car ce qui n’est rien pour un homme exercé, paraît tout à fait impossible au novice inexercé. C’est en effet l’habitude qui donne la maîtrise. – Jean Tauler

Vous êtes la Conscience. Vous êtes cela en lequel tout apparaît. Le monde, le corps, les pensées – tout apparaît en vous. Vous n’êtes pas séparé de quoique ce soit. Vous êtes la source et l’apparition de tout ce qui est. Vous n’avez pas à aller ou que ce soit, ou faire quoique ce soit pour que cela soit évident. C’est la chose la plus évidente. Vous l’oubliez toujours, le tenant pour acquis. – Nathan Gill

Tous les phénomènes ne sont que dimension ouverte, Félicité et liberté absolue. L’esprit libre et heureux, Je chante ce joyeux chant. A regarder son propre esprit, la source de toutes perceptions, il n’apparaît que claire vacuité, rien de concret à prendre pour réel. Transparente présence totalement ouverte, sans dehors ni dedans et partout présente, sans limite ni direction. Le champ immense de la vue, état naturel de l’esprit, est semblable à l’espace : sans milieu, sans pourtour ni référence. A l’aise et détendu, laissant chaque expérience telle qu’elle est, j’ai atteint l’immense plaine de l’espace absolu. Me fondant dans l’espace de la vacuité sans limite ni frontière, tout ce que je vois et entends, esprit, ciel, tout devient un. Et jamais ne surgit l’idée que ces choses sont différentes et distinctes. Dans l’espace absolu de la conscience claire, toutes choses se fondent en une seule saveur. Relativement pourtant, chaque phénomène est clair et distinct : Merveille ! – Shabkar

La base d’une “vraie” compréhension est vraiment simple : la totalité de la manifestation est une apparition dans la Conscience. Cette apparition surgit précisément comme le rêve personnel dans le sommeil — le rêve de la vie éveillée et le rêve personnel ne sont pas différents qualitativement parlant ; le fonctionnement de la manifestation est un processus impersonnel et auto-généré dans le phénoménal et il se déroule à travers les milliards d’instruments que sont les êtres sensibles. – Ramesh Balsekar

Il est important de toujours se rappeler ceci : le principe du non-ego ne signifie pas qu’un ego existait en premier lieu, et que les bouddhistes l’ont supprimé. Cela veut dire, au contraire, qu’il n’a jamais eu d’ego à l’origine, que cet ego n’a jamais existé. Cette réalisation est appelée le “non-ego”. – Sogyal Rinpoché

Le Soi est seulement être et non pas être ceci ou cela. La Félicité n’est pas quelque chose à atteindre. Vous êtes toujours Félicité. Le désir de Félicité provient de votre sentiment d’être incomplet. Qui éprouve ce sentiment ? Cherchez. Pour faire de la place quelque part, il suffit d’enlever ce qui encombre. La place ainsi dégagée n’a pas été ajoutée. Mieux encore, la place existait déjà même quand le lieu était encombrée. – Ramana Maharshi

L’éveil est la réalisation que tout ce qui est arrivé – toute cette idée qu’il est un “moi” – est un mensonge. En ce moment même, vous êtes occupé à faire semblant d’être assis ici et de me regarder. Vous faites semblant d’être assis ici à me regarder en essayant d’en tirer quelque chose. En fait il n’est personne d’assis ici et rien à obtenir. Si vous le voulez, vous pouvez fermer les yeux et sentir l’énergie que vous pensez être “vous”. C’est comme un jaillissement vital… Pour certains, c’est le sentiment “j’existe”. Mais cette énergie, ce sentiment de “vous” étant là, n’est en fait pas vous. Ce sentiment émanant de qui vous croyez être – ce sentiment de vitalité et d’énergie – c’est être. Simplement être. Vous pensiez que c’était vous – c’est simplement purement être. Ce n’est pas qui vous êtes, – c’est ce que vous êtes. Jamais venu, jamais parti – cela a toujours été là. Ce que vous êtes est simplement être, présence, vie. Vous êtes vie, vie se produisant, mais n’arrivant à personne. Être assis sur cette chaise ne vous arrive pas à vous, – être assis là est ce qui arrive et n’arrive à personne. Il n’est qu’être. Vous êtes l’être même – l’être divin. Et c’est si frappant car où que vous alliez, il y a être. Quoique vous fassiez en apparence, il y a être. Quoiqu’en apparence vous ne fassiez pas, il y a être. Il y a toujours eu être, quoi que vous ayez apparemment fait ou pas fait, quels que soient la bassesse, la folie, l’ignorance ou l’égoïsme où vous imaginez vous trouver. Tous ces traits naissent en ce que vous êtes, qui est être. Tout ce qu’il y a est être. Et surgissant de cet être il y a l’idée que “vous” existez. Il ne s’agit que d’une idée, de la simple pensée qu’il y a quelqu’un. Alors, vous le voyez bien, comment est-il possible que qui­conque ait besoin de faire quoi que ce soit pour que se produise l’illumination ? Il n’est personne – il n’est qu’être – comment alors personne pourrait faire quoi que ce soit ? Pourquoi personne devrait-il devenir quelque chose, quand tout ce qu’il y a n’est que semblant ? Devrait-il devenir un semblant meilleur ? L’éveil n’a strictement rien à voir avec vous. Vous n’êtes qu’un rôle dans une pièce. Tony Parsons est un simple assemblage de caractéristiques -c’est ce qui est assis ici, un assemblage de caractéristiques associé à un corps/mental. Mais ce que vous êtes est l’être, la tranquillité d’où survient tout ceci. En fait, tout ce qui est assis là est tranquillité, être, présence – appelez-le comme vous voulez. – Tony Parson

La réalisation de soi n’est pas le résultat de pratiques spirituelles. C’est la dissolution de la notion même du chercheur, de la notion de cause et d’effet. Il peut y avoir de nombreuses pratiques spirituelles, mais il n’existe jamais de chercheur spirituel ! Qu’est-ce qui peut être fait pour atteindre sa vraie nature ? Cette notion “d’atteindre” est en elle-même le problème. Comprenez qu’il n’y a pas de “vous” séparé qui puisse atteindre quoi que ce soit. Il n’y a rien à réaliser, pas “d’autre” à réaliser, vous, vous-même, êtes Parabrahman (la Réalité Suprême). – Nisargadatta Maharaj

Même si on examinait avec attention l’univers entier, il serait impossible de l’y trouver. Il n’est pas possible de découvrir la bouddhéité en dehors l’esprit. Quand bien même, ne reconnaissant pas cela, vous rechercheriez l’esprit à l’extérieur, comment pourriez-vous vous trouver vous-même en vous cherchant ailleurs ? – Padmasambhava

Dans cette claire vacuité où les pensées passées se sont évanouies sans trace aucune, dans cette fraîcheur où les pensées à venir ne sont pas encore : à l’instant où s’établit le mode naturel sans fabrications, Voici cette conscience qui, à ce moment, est en elle-même tout ordinaire, et dès que vous tournez votre regard nu sur vous-même, ce regard qui n’a rien à voir débouche sur la clarté, la Présence dans son évidence, nue et vive, c’est une pure vacuité qui n’a été créée d’aucune manière. Un état inaltéré où clarté et vide sont indivisibles, ni éternel puisque rien n’y existe vraiment, ni néant puisqu’il est clair et vif. – Padmasambhava

Homme, si tu projettes ton esprit par delà l’espace et le temps, tu peux à chaque instant te mouvoir dans l’éternel. – Angelus Silesius

Si l’âme entre alors dans la Lumière sans mélange, elle est transportée en son Rien, et dans ce Rien, elle est tellement loin de son moi créé que sa puissance propre ne suffit plus à la ramener à son moi créé. Mais alors Dieu, lui qui n’est pas créé, saisit le rien de l’âme et accueille cette âme en lui-même. – Maitre Eckhart (Sermon 38)

Il y a quelque chose dans l’âme qui dépasse l’essence créée de l’âme, quelque chose que rien de créé ne touche, quelque chose qui n’est rien. – Maitre Eckhart (Sermon 38)

Si tu pouvais t’anéantir toi-même, ne fût-ce qu’un instant ou même moins qu’un instant, alors tout ce que cela est en soi-même t’appartiendrait en propre. – Maitre Eckhart (Sermon 38)

Saisir et comprendre Dieu au-delà de toutes compa­raisons, tel qu’en lui-même il est, c’est être Dieu avec Dieu, sans intermédiaire [...] (Mais) quiconque souhaite comprendre cela doit être mort à lui-même, vivre en Dieu et tourner son regard vers l’éternelle Lumière au plus profond de son esprit où la vérité cachée se révèle [...] Cette clarté est si grande que le ‘contemplatif plein d’amour, dans le fondement de l’être où il demeure, ne voit et ne sent rien qu’une incompréhensible Lumière ; et dans cette Nudité simple qui révèle toutes choses, il découvre, il ressent qu’il est cette même Lumière par laquelle il voit, et rien d’autre. – Ruysbroeck

Cette annihilation est si parfaite et habituelle en l’âme en ce degré ici que, toutes choses parfaitement réduites à rien, elle demeure comme suspendue en une immense vacuité ou nihilaité, sans pouvoir voir ni appré­hender chose aucune, ni même elle-même ; laquelle infinie vacuité, ou nihilaité, ressemble à la sérénité du ciel sans aucun nuage, et est une déiforme lumière. Or en cette lumière est aussi l’amour (non autre chose) qui doucement enflamme, brûle et allume l’âme, et ce si secrètement, simplement et intime­ment qu’elle ne cause nul mouvement ou motion de l’âme qui puisse empêcher cette sérénité, mais au contraire, elle en est si subtilement agitée et si doucement éprise qu’elle se fond, liquéfie et s’éva­nouit davantage, et est sa tranquillité et sérénité augmentée. Cette vaste solitude de nihilaité est cette soli­tude de laquelle l’Époux dit : Je la mènerai en solitude et parlerai à son coeur (Osée, 2,14). Et d’autant que cette immense spaciosité de nihilaité lui est maintenant comme habituelle, pour en avoir vu le fond par expérience, et cette amour comme connaturelle pour être fondue et transformée en elle, de là, dis-je, advient que le fait est continuel, à savoir l’habitude d’union, ou continuelle assistance et proche vision de cette essence. – Benoit de Canfield

Et, puisque celui qui voit se voit alors lui-même, au moment où il voit,  il se verra tel qu’il est, ou plutôt, il sera uni à lui­-même tel qu’il est, et il se percevra tel qu’il est, devenu simple. Mais il ne faut peut-être pas dire “il se verra”, mais plutôt “il est vu”, si toutefois il faut dire qu’il y a deux choses, ce qui voit et ce qui est vu, et non pas que ces deux choses n’en sont qu’une , ce qui serait un propos audacieux. Car, alors, au moment où il voit, celui qui voit ne voit pas, ne distingue pas et ne se représente pas deux choses ; mais, étant pour ainsi dire devenu un autre, il n’est plus lui-même, ni à lui-même, il appartient à ce qui est là-bas, et, étant devenu un, il appartient à l’Un, comme s’il avait fait coïncider le centre avec le centre. Car même ici-bas, lorsque deux centres coïncident, ils sont un et ne redeviennent deux que s’ils se séparent. Voilà pourquoi nous en parlons maintenant comme d’un autre ; et voilà pourquoi il est si difficile de parler de la contemplation : comment affirmer, en effet, qu’il est autre, si, quand on l’a contemplé, on ne l’a pas vu comme étant autre, mais comme faisant un avec soi-même ? – Plotin (Traité 9)

Il n’y avait pas deux choses, mais celui qui voyait ne faisait qu’un avec ce qui était vu, comme si ce qui était vu n’était pas vu mais était uni à celui qui voyait. – Plotin

Il faut que l’âme, retirée de toutes les choses qui sont à l’extérieur, se retourne totalement vers l’intérieur, sans s’incliner vers aucune des choses qui sont à l’extérieur, mais, dans un non-savoir de toutes choses, et dans un non-savoir de soi-même, il faut devenir possédé par lui dans la vision, et, s’étant uni à lui, ayant en quelque sorte suffisamment conversé avec lui, venir annoncer à d’autres aussi, si cela est possible, ce qu’est le commerce de là-haut. – Plotin

Tout surgit de la tranquillité qui est au delà de l’esprit, de la tranquillité qui est au delà de l’effort de s’affranchir des pensées, et tout s’y résorbe. Rien, absolument rien, ne peut affecter cette tranquillité. Le savoir objectif nous parvient par l’instrument organique adéquat, mais le silence de la conscience ne requiert aucun instrument. – Jean Klein

C’est le blocage au niveau du mental, de la pensée, qui empêche l’éveil dans le soi, le vécu. Lorsque le mental est libre du savoir et de l’anticipation, il est ouvert à l’inconnu, disponible à la toute possibilité. – Jean Klein

La pensée ne pense pas. – Francis Lucille

Question : Au cours de mes méditations, lorsque le mental cesse de s’agiter pour faire place à un profond silence, je suis plongé dans un état de panique. Je n’arrive pas à m’expliquer cette peur soudaine de l’anéantissement qui s’empare alors de moi. Pourquoi est-ce que j’associe ce silence à la mort ? De quelle nature est donc ce silence ? Reponse : Cette peur soudaine de l’anéantissement est la dernière ligne de défense de l’ignorance, la peur à l’état brut. Lorsque cette peur vous sollicite, abandonnez-vous totallement à elle, sans la moindre restriction mentale ou corporelle. D’une part vous ne risquez rien. vous pouvez vous en assurer par l’usage de la raison. D’autre part vous ne le regretterez pas, je vous le promets. Laissez-vous emporter jusqu’au bout. – Francis Lucille

Cette pure conscience est accessible entre deux pensées, entre veille et sommeil, au moment où l’on éternue, où l’on est surpris, perdu, endormis, réveillé, choqué, contrarié, paralysé, stupéfait, etc. On peut cultiver ces “samâdhi furtifs”, ces moments atemporels pour nourrir les autres moments. Peu à peu, cet émerveillement imprègne tout, le plaisir comme la souffrance, la légèreté comme la lourdeur. Ou bien, on peut simplement “retourner” l’attention vers soi, dans un acte de pure conscience de soi. Dire “je”. “Je”, et non pas “je suis la conscience, je ne suis pas le corps”. “Je” est le mantra ultime. Un “je” sans contraires, sans ennemis, un “je” qui n’est ni ceci ni cela, mais qui embrasse tout en lui, sans divisions, mais sans exclure non plus les formes infiniement variées. L’énoncer doucement, de manière vivante, c’est se reconnaître comme Seigneur, dit la Reconnaissance. Enoncez-le et il s’enoncera tout seul, comme une sorte d’extase permanente à l’arrière-plan de toutes les autres pensées et paroles. – La vache cosmique

Ce monde, extérieur et intérieur, se manifeste au centre de soi. Il consiste donc en conscience. Notre vraie nature est pure conscience, l’extérieur n’est donc rien ! La conscience est sans pensée, présente elle-même par elle-même. En elle et nulle part ailleurs apparaissent l’intérieur, l’extérieur, le Seigneur (conçu comme) séparé (de soi), l’action et les parties (du temps). Rien, absolument rien n’est séparé de la conscience. Ce qui se manifeste, c’est l’essence de la conscience avec tous ses aspects. L’homme qui s’ancre sans interruption dans la conscience atteint spontanément tout ce qu’il désire. – Râmeshvar Jhâ, La Liberté de la conscience

C’est tellement facile une fois que l’on a compris. Si simple et si direct ! Quand des choses agréables se présentent, comprenez qu’elles sont vides. Quand des choses désagréables se présentent, voyez qu’elles ne vous appartiennent pas ; elles passent. Ne vous liez pas à elles comme si elles étaient vous, ne vous voyez pas comme les possédant. – Ajahn Chah

En fait, il s’agit de réaliser directement et pour soi-même que dans l’instant présent, il est possible d’éprouver une plénitude totale, simplement en laissant toute chose être exactement comme elle est ! Dans l’ici et maintenant, il n’y a rien à changer, ni dans notre esprit, ni dans notre corps, ni dans nos conditions de vie, tout est parfait ! C’est ça la liberté : être libre de tous désirs y compris de celui d’être libre ! – Peter Fenner

Celui qui ne désire que la vision de Dieu, rien d’autre, peut seul la découvrir, comprenez cela. Et la merveille des merveilles est qu’il atteint également la béatitude. Seule la scintillante conscience du Commencement participe à cette béatitude, car elle seule a la nostalgie de l’harmonie parfaite. – Nisargadatta Maharaj

L’écoute est notre vraie nature. L’écoute est désencombrée, libre de toute mémoire. C’est un non-état. L’écoute est un continuum. Tout objet perçu vous ramène à votre vraie patrie, à l’écoute. – Jean Klein

Dans l’écoute vous vivez réellement votre complète absence. C’est seulement dans cette absence complète que vous pouvez sentir votre présence. – Jean klein

Ce que vous prenez pour une réalité est simplement un concept surgi de votre mémoire. La mémoire surgit de l’esprit, l’esprit du témoin, le témoin de votre vraie nature. Vous êtes le témoin, le spectateur placé sur la rive et regardant le fleuve couler. Vous ne bougez pas, vous êtes au delà du changement, au delà du temps et de l’espace. Vous ne pouvez percevoir ce qui est permanent parce que vous l’êtes. N’alimentez pas les concepts dont vous avez fait vos fortifications ou l’image que les gens ont de vous. Ne soyez ni personne ni rien, contentez-vous de rester à l’écart de ce que la société vous demande. Ne jouez pas son jeu. Cela vous établira dans votre autonomie. L’exemple, si souvent utilisé dans le Vedanta, du serpent et de la corde, d’un côté se réfère au monde et, de l’autre, à la réalité ultime. Le serpent représente le monde des objets où nous rencontrons les personnalités, les pensées, et l’affectivité. La corde symbolise la réalité ultime, le silence de la conscience. Une fois que nous cessons de prendre la corde pour le serpent, l’idée du serpent disparaît et nous voyons la corde pour ce qu’elle est réellement. Il est parfaitement naturel que l’erreur perde sa substance et se dissipe quand la vérité devient évidente. Étant donné qu’une pensée fait partie intégrante de l’illusion, il lui est impossible de nous révéler la réalité ultime. Le “fait-d’être”, la toute présence, qui est la source de toute expérience, est au delà de la dualité expérimentateur/expérimenté. Quand l’accent se trouve sur la conscience et non sur la pensée ou sur la perception, nous entrons progressivement dans une détente profonde, à la fois sur le plan neuro-musculaire et sur le plan mental. Si nous observons avec détachement l’apparition et la disparition de tous les états que nous expérimentons, nous parvenons bientôt à appréhender que chaque état, chaque perception, chaque pensée sont réabsorbés dans une connaissance informulée, une connaissance qui est l’être. Ce continuum, seule réalité, est là avant que ne commence l’activité. Immergez-vous dans cette tranquillité chaque fois qu’elle se fait sentir. – Jean klein

La “Présente Eternité” est totalement étrangère au Temps est à l’Espace. Elle ne peut donc se situer dans aucun lointain, aucun passé, aucun futur . Elle est par essence la Réalité “hic et nunc” (ici et maintenant). Cette Réalité échappant à toute catégorie mentale est par cela meme inexprimable, incommunicable et connaissable seulement par pur-expérience. Elle constitue l’arrière-plan d’ou la pensée et, par conséquent, le monde de la multiplicité, surgit et ou elle s’évanouit. Quand il y a activité mentale, cet arrière-plan est “conscience-témoin”, absolument non-impliquée, et quand il ya cessation de l’activité mentale, il est “Conscience Pure” sans objet. C’est cet arrière-plan qui est notre véritable nature qui ne peut se révéler que spontanément, c’est-à-dire dans une attitude excluant tout effort, toute préméditation et tout intention. Cette réalité, étant informelle, échappe à toute qualification. Les termes traditionels de Paix et de Béatitude en donnent cependant la meilleur approche. Cet arrière-plan pourrait etre percu dans tous les intervalles entre deux pensées ou deux perceptions. Ces intervalles en effet, constituent une véritable ouverture sur l’instant Intemporel, c’est-à-dire la Présente Eternité. Mais ce qui empeche cette perception c’est la croyance que l’informel est iréel. De sorte que nous surimposons à cette perception de l’informel une idée de néant ou d’absence qui provoque un certain malaise. Ce malaise (peur du vide) nous précipite aussitot dans la recherche d’une autre pensée ou perception capable de combler le vide tant redouté. – Jean klein

Le secret du ‘maintenant’ est de sentir ce ‘maintenant’ directement, non pas en tant que ce qui s’y passe, mais en tant que champs sous-jacent. Ceci constitue la présence, ‘je suis’, et ‘je suis’ est l’essence de l’être. – Eckhart Tolle

Si vous pressentez qu’il existe au coeur de vous-même un lieu de liberté et de paix, où votre quotidien pleinement vévu prendra des allures extraordinaires, si vous voulez voir les choses sous un angle différent, alors prenez le risque de rejoindre l’autre rivage de vous-même. – David Cuisi

Il n’y a rien à acquérir. Lâchez tout l’imaginaire et réalisez qui vous êtes. La connaissance de soi est détachement. Tout désir est du à un sens d’insuffisance. Lorsque vous savez que vous ne manquez réellement de rien, que tout ce qui est, est vous et vôtre, le désir s’éteint naturellement. – Nisargadatta Maharaj

Maintenant un point important. Si vous pensez que tout est impermanent, toutes vos pensées vont progressivement se dévider. Quand vous réfléchissez à l’impermanence de toutes choses, vous voyez que tout suit le même chemin, tout a ce caractère impermanent. Lorsqu’une formation mentale apparaît, tout ce que vous avez à dire, c’est : “Oh, encore une autre !”. – Ajahn Chah

On m’a souvent demandé, quel était, à mon avis, le secret qui se cachait derrière le sourire du Bouddha. C’est (et ce ne peut-être que cela) qu’il sourit sur lui-même pour avoir cherché si longtemps ce qu’il possédait déjà. – Paul Brunton

Dans l’illusion, il n’y a que la peur et le déni. Le déni de la peur est la motivation de toutes les activités humaines. Peur, tout tourne autour de la peur. N’êtes-vous jamais fatigué d’avoir peur et de vous battre ? La réponse est : arrêtez de vous battre, allez dans la peur. La cause de l’insatisfaction ne trouve pas dans les choses et les situations, mais dans la resistance. S’accrocher est la cause de la souffrance, lâcher est la solution. – Jed McKenna

Il n’y a pas plus grand mystère que celui-ci : étant la réalité, nous cherchons à atteindre la réalité. Nous pensons que quelque chose nous cache cette réalité et que cela doit être détruit pour pouvoir l’atteindre. C’est ridicule ! Un jour viendra où vous rirez de vos efforts passés et ce qui sera présent ce jour-là l’est déjà complètement ici et maintenant. – Ramana Maharshi

Les gens apprennent tout ce qu’on leur enseigne. Ce qu’ils étaient avant d’avoir appris tout cela, personne n’y prête attention. Tout ce que vous pouvez oublier, n’est pas l’éternel, ce ne peut être la vérité. C’est pourquoi, vous ne pouvez pas oublier votre vraie nature, et c’est également pourquoi vous ne pouvez pas vous en rappeler. Tout ce que vous oubliez n’est pas la vérité, rappelez-vous toujours de cela. – Nisargadatta Maharaj

Si vous repoussez le phénomène, il vous engloutit. Si vous poursuivez le vide, vous lui tournez le dos. – Sin Sin Ming

Lorsqu’on sent l’éveil tout proche, mais qu’on n’est pas “dedans”, on a envie d’y “entrer”. Et c’est justement cette envie qui nous maintient “au-dehors”, car elle souligne notre frontière avec ce Tout dans lequel on aimerait s’immerger. En fait, il faut ne pas vouloir y entrer. Il ne suffit pas de ne pas vouloir y entrer : il faut ne pas vouloir y entrer. La passivité ne mène à rien. Il faut être actif, mais une activité entièrement occupée par l’attente — plus encore, entièrement satisfaite par l’attente. Bien souvent, on sent monter en soi une vague dont on pense qu’elle pourrait nous propulser au-delà de soi. Et on se met en tâche de la renforcer. C’est là qu’on gâche tout. Comme si elle avait besoin de notre aide. Quelle arrogance. Et pourtant, elle a besoin de nous. De notre présence. Elle a besoin qu’on soit là, qu’on se tienne face à elle, qu’on croie suffisamment en soi et qu’on s’aime assez pour rester ainsi tout nu face à elle, sans rien lui apporter, que notre seule présence. Tout est là. On est encore face à “rien”, et à ce moment-là, ce qui est, au sens fort, c’est notre attente. Non pas son but, mais l’attente elle-même. Tout le reste, ce sont des projections du désir. De l’évanescent. Mais l’attente, elle, est réelle. Si on parvient à la laisser seule être, à prendre appui sur elle, et non pas sur l’objet qui la soulagerait, on prend appui sur la seule parcelle d’être qu’on a à sa disposition. Aussitôt qu’on le fait, qu’on pose le pied sur la réalité de cette attente, c’est comme si le fond de la conscience cédait, et nous faisait basculer dans l’Être. – Joaquim

Le but de la méditation n’est pas de se concentrer, sans interruption, pour toujours. Ce serait sans intérêt. Ce n’est pas non plus de développer un mental parfaitement calme et serein. Bien qu’il s’agisse d’un état merveilleux, il ne conduit pas en lui-même à la libération. Le but est d’arriver à l’Attention ininterrompue. Celle-ci, et uniquement celle-ci, produit l’illumination.

Ça c’est la grande misère, de vouloir devenir, de vouloir être libre demain, quand je n’aurai plus de peur, quand je ne serai plus comme ceci, comme cela. Ça c’est la souffrance. Mais même cette prétention, vous la quittez également, tous le soirs. A un moment donné, on découvre le mécanisme en soi. C’est très clair : dès que vous prétendez, vous souffrez ! Quand vous ne prétendez rien, il y a une tranquillité. La tranquillité est toujours maintenant, elle ne dépend de rien. Vous n’avez pas besoin de devenir, d’apprendre, d’étudier, de vous purifier : vous avez besoin d’arrêter de prétendre d’être quoi que ce soit. C’est ce que fait un enfant ! (…) Il y a uniquement l’écoute, sans avoir la prétention d’être autre chose que ce qu’on entend. Vous écoutez. (…) La colère, c’est ce qu’il y a de plus haut en vous, c’est ce qu’il y a d’essentiel. C’est maintenant. Si vous l’écoutez, si vous la sentez, c’est là que vous êtes libre. C’est maintenant. Mais si vous essayez d’écarter cette colère, parce que ça vous empêche de quelque chose, ça c’est un ajournement. Sentez ce que vous sentez maintenant. C’est à vous, c’est ce qu’il y a de plus précieux en vous. Comment vous le savez ? Vous le sentez maintenant. Il n’y a rien d’autre. Laissez cela totalement vous remplir. C’est ça la tranquillité. Vous ne pouvez pas vous libérer demain, vous ne pouvez pas vous libérer dans une seconde, c’est maintenant. Vous n’avez rien à faire. Ne faites rien : vous ressentez. Il n’y a rien d’autre. (…) Sentir, ça veut dire aimer, ça veut dire : dire oui. (…) C’est fatigant de penser. Mais quand vous accueillez quelque chose, il ne reste que l’essentiel : c’est l’accueil. Ce que vous accueillez n’a pas d’importance. (…) Il n’y a rien à comprendre dans l’essentiel. Vous écoutez, Il n’y a personne qui écoute, il n’y a rien qui est écouté, il y a écoute. C’est ça la méditation. Ce qui se présente, c’est exactement ce qui est nécessaire. Comment vous le savez ? Parce que c’est là ! (…) À un moment donné, vous ne cherchez plus à être moins ceci et plus cela, à être sans peur, à être sans désir : vous ne cherchez rien. On peut appeler cela une forme de respect, un respect pour la réalité, pour ce qui est là dans l’instant. C’est le respect pour l’essentiel. L’essentiel ce n’est pas quelque chose qui est caché derrière l’apparence, l’essentiel c’est ce qui est là, c’est ce que vous sentez dans l’instant. Il n’y a rien d’autre que ça. Là il n’y a rien à comprendre, il n’y a tout simplement rien. (…) Ça c’est l’essentiel, c’est la beauté. Je dirais que cette disponibilité va s’étaler dans votre vie, jusqu’au moment où vous voulez ce qui est là, parce que ce qui est là, c’est ce qui doit être là. C’est vous-même, il n’y a rien d’autre. (…) Vouloir être libre, c’est la prison. La liberté n’a pas de place pour quelqu’un de libre. On ne peut pas devenir libre : c’est très important, sur un certain plan, de comprendre cela. Sinon, il y a toujours une tension, toujours un dynamisme vers la liberté, toujours une insatisfaction. C’est une forme d’affront à la divinité de penser qu’il y a une quelconque autonomie. (…) Si vous voulez vous trouver dans la méditation, il n’y aura jamais de méditation. La méditation vous trouve. (…) On ne peut rien comprendre ! On peut uniquement ramener à sa mémoire ce quelque chose qui est la totalité. Alors vous respectez ce que vous ne pouvez jamais comprendre. Vous allez voir que c’est vous-même, parce qu’il n’y a rien qui soit à l’extérieur. Tout ce que vous rencontrez dans la vie, c’est pas autre chose que vous et c’est exactement ce dont vous avez besoin pour vous rendre compte de ça. (…) Vous ne devez pas écouter. C’est vous qui êtes ce qui est écouté. Il y a écoute. Vous n’écoutez pas. Si vous écoutez, il n’y a pas écoute, il y a agitation. Si vous méditez, il n’y a pas de méditation, il y a un méditant. Personne n’écoute. Un bruit, une sensation : ça jaillit, ça disparaît. Vous apparaissez, vous disparaissez. Vous n’écoutez jamais, vous ne méditez jamais. C’est ça l’écoute. C’est ça qui est là, maintenant. Le reste, ça s’en va. – Jean Bouchard d’Orval

L’observation surpasse la compréhension. Observer, c’est ÊTRE. – Niina

Nous comprenons profondément que ce n’est pas le désir de guérir ou de s’améliorer qui amène le changement espéré, mais que ce désir même nous crispe dans une attitude de non-accueil envers nous-même. Tant que je veux me changer, je ne m’écoute pas. Ne m’écoutant pas, je ne connais pas ce qui se vit réellement en moi et n’en ai qu’une idée mentale. – Hélène Naudy

La méditation est l’art de l’intimité avec soi-même. – Richard Moss

La conscience transcende toujours ce dont elle a conscience. Si ma pratique vise à essayer de connaître ‘ça’, alors je suis voué à l’échec. – Richard Moss

Le plus grand cadeau que nous puissions offrir à nous-même et aux autres, c’est la qualité de notre attention. – Richard Moss

Le grand cadeau que mon maître Papaji m’a transmis de son propre maître, et à nous tous, c’est le cadeau du silence. Aucun dogme, aucune croyance, aucune religion, aucun pré-requis, parce que tu es déjà tout ce dont tu as besoin, tout est déjà ici. Il suffit de vouloir se détourner de tout autre chose, d’être fidèle à ce silence vivant, qui est ton propre coeur. Si tu n’es rien de ce que tu crois être, si tu n’es pas ces rôles que tu joues, si tu veux bien de detourner de tous ces rôles et dire que tu n’es pas ça, reconnaître que tu n’es pas ce corps, alors qu’es-tu ? La question émerge : “Qui suis-je ?” Et la réponse vient directement du silence. Tu te tournes vers ce silence, et le silence se révèle lui-même à toi. Et tu connaîtras la vérité. Simplement rester nu et seul, là, et te faire face. Voilà la grande bonne nouvelle, et c’est possible pour chacun d’entre nous. – Eli Jaxon Bear

Vous êtes toujours concerné par votre propre bonheur, et je vous dis qu’une telle chose n’existe pas. Le bonheur n’est jamais vôtre, il existe lorsque le “je” n’est pas. – Nisargadatta Maharaj

La sentinelle de la paix laisse les sirènes mentales chanter, car son hymne intérieur est la symphonie vivante de l’univers silencieux, calme et tranquille. – David Ciussi

Pourquoi attendre ? Qu’attendez-vous exactement ? Est-ce que quelqu’un va vous donner ce que vous avez toujours voulu ? Est-ce qu’un train descendant du ciel va vous apporter toutes sortes de surprises ? Rien de ce qui pourrait jamais arrivé ne peut être aussi précieux que ce que vous êtes. Qu’est-ce qui vous empêche d’être, d’être présent, si ce n’est votre espoir du futur. L’espoir de quelque chose de différent vous maintient dans la recherche d’un rêve futur. Mais c’est une illusion, un mirage, vous n’y parviendrez jamais. Ce mirage vous empêche de voir l’évidence de l’Etre si précieux. C’est une déformation, une grande incompréhension de ce qui peut vous satisfaire. Lorsque vous suivez le mirage, vous vous rejetez vous-même. – A.H. Almaas

Le souvenir de l’éveil n’est déjà plus l’éveil. C’est comme un homme sur un bateau en mer qui fait tomber son épée par dessus bord, et qui fait une marque sur la coque à l’endroit où elle est tombée à l’eau. – Mooji

Pour avoir médité longtemps je ne peux qu’encourager cette action consciente : s’exercer à la présence, jusqu’à ce qu’elle devienne naturelle, sans jugement ni but. Oui, cette action est nécessaire. Et pour la réalisation le Soi sait ce qu’il a à faire ! – Sunyata

Ce que tu as en tête, abandonne-le. Ce que tu as en main, donne-le. Ce qui t’advient, ne l’esquive pas. Va à ta recherche, et là où tu te trouves, quitte-toi ! – Anonyme

Rappelez-vous que les pensées ne sont que le produit de la conjonction fugace d’un grand nombre de facteurs. Elles n’existent pas par elle-même. Aussi, dès qu’elles surgissent, reconnaissez leur nature qui est vacuité. Elles perdront aussitôt le pouvoir d’engendrer d’autres pensées, et la chaîne de l’illusion sera rompue. Reconnaissez cette vacuité des pensées et laissez ces dernières se relâcher dans la clarté naturelle de l’esprit, limpide et inaltérée. – Dilgo Khyentse Rinpoche

Quand un rayon de soleil frappe un morceau de cristal, des lumières irisées en jaillissent, brillantes mais insubstantielles. De même, les pensées, dans leur infinie variété (dévotion, compassion, méchanceté, désir), sont insaisissables, immatérielles, impalpables. Il n’en est pas une qui ne soit vide d’existence propre. Si vous savez reconnaître la vacuité de vos pensées au moment où elles surgissent, elles s’évanouiront. La haine et l’attachement ne pourront plus ébranler votre esprit, et les émotions perturbatrices cesseront d’elle même. Vous n’accumulerez plus d’actes néfastes et, de ce fait, vous ne causerez plus de souffrances. Voilà l’ultime pacification. – Dilgo Khyentse Rinpoche

Rien ne s’est jamais produit dans le passé : cela s’est produit dans le présent. Rien ne se produira jamais dans le futur : cela se produira dans le présent. – Eckhart Tolle

Quand vous regardez totalement le moi, il se dissout, parce qu’il ne peut survivre à la lumière d’une intense conscience. – Eckhart Tolle

“Je pense” est un énoncé aussi faux que “je digère”. – Eckhart Tolle

La réalisation est à la portée de chacun, elle ne fait aucune différence entre les aspirants. Les obstacles ne sont rien d’autre que ce doute même que vous avez d’être capable ou non d’y arriver, et aussi l’idée en vous : je n’ai pas réalisé. Libérez-vous de ces obstacles. – Ramana Maharshi

Restez calme, ne vous troublez pas et la sagesse et la force viendront d’elles-mêmes. Il est inutile de soupirer après. Attendez dans le silence du coeur et du mental. – Nisargadatta Maharaj

Voir Dieu c’est avoir la révélation de sa propre présence. C’est seulement quand le corps est délié du mental que l’Esprit ou le Soi peut se reconnaître lui-même. Aussi longtemps que l’on se croît différent de l’Esprit, on empêche cette révélation; aussi longtemps que l’on vit comme une entité séparée, on se prive soi-même de la vision. Dans son invitation à prendre le “faible” en exemple, Jésus nous montre la simplicité requise pour la découverte de notre vraie nature. C’est une sorte d’innocence qui est à l’abri des concepts. La présence de cette simplicité et de cette innocence annulle, invalide, la fuite dans le temps, et elle est plus facilement saisie par les gens simples, qui vivent une vie quotidienne ordinaire, que par les intellectuels, plus doués à jouer avec les concepts. – Émile Gillabert

La non-dualité dans la vie quotidienne consiste à voir les choses telles qu’elles sont et à nous débarrasser d’un mouvement intérieur inutile qui, à chaque instant, refait le monde à sa façon, est en conflit avec les événements tels qu’ils se déroulent. Nous croyons connaître la réalité, mais en fait, à notre insu, nous ne connaissons rien d’autre que nos désirs et nos craintes sans cesse projetés sur le monde. Nous n’avons jamais vu le monde lui-même. La non-dualité dans la vie quotidienne, c’est tout d’abord la prise de conscience de notre refus face au monde tel qu’il est puis le redressement patient, dans tous les détails de l’existence. – Véronique Loiseleur

Le conseil que je vous donnerai est encore plus facile à suivre : souvenez vous seulement de vous. Le “Je Suis” est suffisant à la guérison de votre mental et pour mener au-delà. Il ne vous faut qu’un peu de confiance. Le bon sens, lui aussi, vous enseignera que pour assouvir un désir il faut que vous gardiez votre mental fixé sur lui. Si vous voulez connaître votre nature vraie, il faut que vous soyez présent à votre mental jusqu’à ce que le secret vous soit dévoilé. – Nisargadatta Maharaj

Il n’y a rien de particulier à faire pour être ce que nous sommes de toute éternité. Tout effort est une projection de l’esprit qui se tend en vue d’acquérir quelque chose. La Réalité ne peut être objet de quête ou de méditation. Rien n’est hors d’elle. Prenons simplement la position de témoin de toute activité du corps et du mental. Les manifestations innombrables ne sont pas moi, ni à moi, mais un jeu de la vie. Demeurons silencieux, détachés de tous les phénomènes. Notre nature véritable est paix. Elle n’est pas liée aux actions du corps et du mental. L’ignorance est de s’identifier à ceci ou à cela. – Nicole Montineri

Comme lorsqu’on laisse la fenêtre ouverte et que l’air entre à sa guise, la méditation c’est tout ce que l’air apporte, c’est tout ce qu’est le vent. Mais si vous êtes aux aguets, si vous attendez que le vent s’engouffre par la fenêtre parce que vous l’avez ouverte, jamais le vent ne viendra. Il faut qu’elle soit ouverte par amour, par affection, en toute liberté, et pas dans l’attente de quelque chose. Et voilà ce qu’est cet état de beauté, cet état de l’esprit qui voit mais ne demande rien. – J. Krishnamurti

Se préparer, oui… dégager l’accès à l’espace lumineux et paisible, à l’instant cosmique où la Vérité sera vue par Elle-même, en Elle-même. La préparation n’est pas un remplissage de savoirs, une acquisition de moyens et d’exercices qui ne feraient que renforcer l’attachement à d’apparents progrès. C’est au contraire une mort perpétuellement renouvelée, qui nous engage dans un état d’attention recueillie, dans la pleine conscience de ce qui surgit puis se résorbe. (…) Il n’y a pas d’efforts à faire pour être ce que nous sommes de toute éternité. L’effort est uniquement mental, et l’esprit ne pourra jamais découvrir ce qui est infiniment plus vaste que lui. La méditation est seulement utile pour observer le processus des pensées qui viennent et notre attachement à celles-ci. Il est naturel que les pensées surgissent, c’est une forme d’énergie, dont l’origine est pure. Le problème vient lorsque le moi s’en saisit et les retient pour se renforcer, se donner l’illusion qu’il existe. Nous devons arriver à les laisser s’en aller aussi facilement qu’elles ont surgi, sans effort particulier de notre part. Ainsi, l’espace de silence qui est notre véritable nature n’est plus encombré et nous sommes accueil. La paix est notre véritable essence, celle de la conscience. Il n’y a pas d’effort à faire pour y accéder. La notion d’éveil ne concerne que l’ego. Dans la Réalité, il n’y a pas d’éveil. Nous sommes de toute éternité au sein de la lumière, de l’énergie d’amour, tous ensemble. Nous sommes cette énergie de vie, nous sommes la Vie. Personne ne sort du Tout. – Nicole Montineri

L’éveil est la découverte que notre vraie nature, notre essence, est au-delà des pensées. En nous, au centre de nous-mêmes, existe un espace qui les transcende, qui demeure libre de toutes les pensées qui surgissent. Cet espace est immobile, vaste, lumineux et accueille en lui les pensées qui le traversent sans l’affecter. En nous éveillant à l’espace de notre vraie nature, nous nous libérons de nos pensées mais aussi de nos souffrances. Car notre souffrance psychique provient de notre identification aux pensées, aux jugements qui nous entrainent dans leur ronde infernale. Ce n’est pas en luttant contre les pensées par d’autres pensées que nous sortons des affects tristes, mais en découvrant l’espace de la claire lumière qui est déjà libre de toutes les pensées, de toutes les images, de toutes les mémoires. Lutter avec une pensée contre une pensée accroit leur force. S’éveiller à la présence-absence au coeur de notre être nous délivre d’une manière soudaine du mental en nous hissant au-delà de lui. Le soleil est toujours brillant et le ciel est toujours bleu au-dessus des nuages : il suffit de prendre l’avion pour s’en rendre compte ! – José Le Roy

Lorsque l’absence d’effort devient essentielle, elle s’affirme d’elle-même, vous n’avez pas à régenter la vie, laissez-vous simplement porter par son flux, et consacrez-vous entièrement à cette tâche du moment présent qui est de mourir maintenant au maintenant… Le chercheur doit disparaitre. Vous êtes ce que vous cherchez. Plongez profondement en vous-même. Cherchez ce qui est permanent dans le transitoire, réel dans l’irréel. Developpez l’état de témoin. Gardez simplement à l’esprit le sentiment “je suis”, fondez-vous en lui. – Nisargadatta Maharaj

Vous pouvez observer l’observation mais pas l’observateur. Vous vous savez être l’ultime observateur par une intuition directe et non par un raisonnement logique fondé sur l’observation. Tout ce qui arrive pointe, comme l’aiguille aimantée vers le nord, sur votre existence en tant que centre de perception. Négligez l’aiguille et prenez conscience de ce vers quoi elle pointe. C’est très simple, mais cela doit être fait. C’est la persistance avec laquelle vous maintenez le retour vers vous qui est importante. – Nisargadatta Maharaj

Apprivoiser JE SUIS, c’est apprivoiser l’habitude d’accomplir l’acte de vigilance pure, instant après instant, dans la perfection et le bon sens absolu du OUI d’accueil à ce qui est. – Alexandre Quaranta

Q. Mais n’est-il pas comique que le “je” cherche le “je” ? Est-ce que la formule “Qui suis-je” ne devient-elle pas en définitive vide de sens ? Ou vais-je me poser cette question “qui suis-je” sans fin, comme la répétition d’un mantra ? R. La recherche de Soi n’est certainement pas une formule vide ; et c’est plus que la répétition d’un mantra. Si la recherche “qui suis-je” n’était qu’un vaine question mentale, elle ne serait pas de grande valeur. Le but de cette recherche de Soi est de concentrer l’esprit entier sur sa source. Ce n’est plus alors le cas d’un “je” à la recherche d’un autre “je”. Encore moins la recherche de Soi n’est -elle pas une formule vide car elle implique une intense activité de l’esprit dans son entier pour demeurer stablement dans la pure conscience de Soi. La recherche de Soi est le moyen le plus infaillible, le plus direct, pour réaliser l’inconditionné, l’Être Absolu que vous êtes en réalité. – Ramana Maharshi

Le point de vue ultime est qu’il n’y a rien à comprendre. Comprendre est une complaisance envers les acrobaties de la pensée. Tous ces éléments spirituels sont dans l’illusoire. Toutes vos activités matérielles et spirituelles appartiennent à cette illusion. La conscience doit connaître la conscience débarrassée du sensoriel. Vos concepts obstruent le chemin. Ce que vous êtes est sans forme, ne peut pas être observé, vous ne pouvez pas le savoir. Vous ne pourrez jamais “connaître” le Soi. Vous devez “être ça” et en rester là, ne plus en bouger. Une fois jeté tous les concept, y compris “je suis”, ce que vous êtes est grand ouvert. Parce que vous êtes, l’univers est. Ce que vous êtes, vous l’êtes sans modifications. Vous êtes, vous savez que vous êtes. Abandonnez vous et tout vous sera révélé. C’est au-delà de la compréhension parce que ce n’est pas conceptuel. – Nisargadatta Maharaj

Cet esprit primordialement pur est toujours en plénitude et sa luminosité éclaire toutes choses. Ne l’ayant pas réalisé, les gens du commun confondent cet esprit avec leur conscience ordinaire. Leur conscience ordinaire les obscurcit et ils n’aperçoivent pas la subtile clarté de leur être fondamental. Car quand on saute directement dans le non-esprit, l’être fondamental se manifeste de lui-même, comme la grande roue du soleil qui s’élève dans l’espace vide en illuminant tous les horizons sans rencontrer le moindre obstacle. – Houang Po

C’est le silence qui guérit. En un instant plus rapide qu’un clin d’oeil, le silence vous guérit de l’idée d’être quelqu’un. – Yolande

Seule la Vérité est et vous êtes Cela ! Vous êtes la Conscience immuable en laquelle tout apparaît. Nier cela est souffrir, le reconnaître est la Libération. Ce n’est pas une difficulté de le reconnaître puisque c’est ce que nous sommes en Essence. Pointez simplement “Qui suis-je ?” et regardez attentivement. Ne faite aucun effort ni ne générez aucune pensée. Regardez intérieurement avec une totale dévotion et restez Ainsi. – Papaji

Restez vigilant et vous verrez que rien n’apparaîtra, c’est l’astuce pour garder l’esprit tranquille et réaliser la Libération. Une approche temporelle est inutile car la Libération est toujours présente. Vous avez simplement à observer au présent : D’où l’esprit surgit-il ? D’où cette pensée apparaît-elle ? Quelle est sa source ? Alors vous réalisez que vous êtes toujours libre et que le reste a été un rêve. – Papaji

Vous n’avez pas à éliminer le faux “je” ! Comment le faux “je” peut il s’éliminer lui-même ? Tout ce qu’il vous faut, c’est découvrir son origine et y demeurer. Vos efforts ne peuvent pas vous mener plus loin. Le “par delà” prendra soin de lui-même. Là vous n’y pouvez plus rien. Aucun effort ne peut vous permettre de l’atteindre. Le sentiment de n’avoir pas réalisé est l’obstacle à la réalisation. La question “qui suis-je” n’est pas une invitation à analyser l’esprit pour en arriver à un certain nombre de conclusion quant à sa nature. Pas plus qu’elle n’est un mantra. Elle est simplement un outil facilitant le déplacement de l’attention, des objets de pensée et de perception vers celui qui perçoit, qui pense. La solution à la question “qui suis je ?” ne doit pas être trouvée dans ou par l’esprit puisque la seule réponse est la constatation expérimentale de la non existence de l’esprit. – Ramana Maharshi

Nous ne méditons pas sur une chose ou sur une autre, nous méditons sur la Présence en nous, qui est en fait l’attention elle-même, et, comme son nom l’indique, cette Présence demeure toujours présente, qu’il y ait “distraction” ou non. Sans cette Présence, nous ne saurions pas que quelque chose vient nous distraire ! La “distraction” n’est qu’une nouvelle forme assumée par la Présence. Quand nous faisons de la Présence la totalité de de la méditation, comment pouvons-nous être dérangés ? – Jean Bouchart d’Orval

Le SOI est simplement la vie dans sa totalité, cette vie est permanente, toujours présente, mais le chercheur n’est pas toujours Présent à Lui-même, il est souvent, très souvent distrait, il regarde souvent ailleurs, il se disperse, s’égare dans des voies secondaires, dans des pensées, des principes, des concepts, des croyances, des pratiques etc… Tout cela fait obstruction au rayonnement permanent et tout naturel de cette Base qu’est le Soi. Et cela donne l’impression, lorsqu’un déclic se produit, qu’il est extérieur à nous… Il n’en est rien, ce déclic est un petit aperçu du Soi et il s’est “produit” parce qu’à ce moment précis, nous étions en harmonie totale avec cette fameuse Base, le Soi. Plus nous serons présents à Nous-même, plus ces déclics auront le loisir, la possibilité de nous envahir, de nous façonner, de nous transformer et, pour utiliser les expressions de notre petit Soeur Elisabeth, de nous ensevelir en Lui (le Soi). La recherche, le cheminement, la quête de Ce Bonheur que tu pressens est indispensable jusqu’au moment où c’est ta nature véritable, qui, grâce à ta démarche et tout ce qu’elle contient (essentiellement cette formidable Envie toute Amoureuse d’être éternellement heureuse) s’imposera d’elle-même parce qu’enfin tu y adhéreras totalement et sans aucune retenue. – Bernard

Cesser de croire que vous avez besoin de plus de temps et d’expérience pour arriver à ça ; car ce n’est qu’une idée parmi d’autres apparaissant dans l’être intemporel. Vous savez que vous existez. Pour pouvoir affirmer ou nier quoi que ce soit, vous devez déjà être là, antérieur à tout ce que vous iriez nier ou affirmer. Vous ne pouvez être ce que vous percevez. Vous êtes le centre de perception. Restez ainsi. Saisir cela, c’est la libération instantanée, le manquer, c’est la servitude. Ne fixez rien de ce que je dis en ce moment. N’allez pas vous tatouer ces paroles sur la peau, restez seulement ouverts et réceptifs, silencieux, et l’oeuvre de la grâce s’accomplira naturellement. – Mooji

La notion de “moi” ayant disparu, l’éveil ne peut en aucun cas être “obtenu” par “quelqu’un”. Aussi, en tant que “moi”, je ne peux absolument pas atteindre l’éveil ou être quelqu’un “d’éveillé”. Un jour nous prenons conscience que nous sommes la conscience. La conscience prend conscience qu’elle est conscience. Il s’agit alors de notre premier contact avec ce que nous sommes fondamentalement, et qui est le lien entre tout et tous. Nous passons momentanément de la présence inconsciente à la présence consciente. À cet instant, nous nous retrouvons reliés consciemment et sans aucune volonté personnelle à ce que nous sommes dans l’essence, à notre véritable nature, nous “redevenons” complets. Ce qui était perdu étant retrouvé, la quête de soi cesse. – Sébastien Farge

Cela ne peut être compris. Cela ne peut qu’être reconnu. Jusqu’à la reconnaissance, il peut y avoir un effort pour comprendre, pour saisir les mots, qui désignent ce qui est au-delà des mots. La reconnaissance ne peut pas être forcée, et aucune circonstance particulière n’est nécessaire. Mais on peut être fatigué d’essayer de comprendre ce qui ne peut jamais l’être. Épuiser l’effort de comprendre peut prendre des années. Parfois, entendre cela une seule fois suffit, ou parfois il y a une reconnaissance spontanée sans aucune relation apparente avec un événement de l’histoire. Dans la reconnaissance, il n’y a jamais aucun lien avec quoi que ce soit, qui ait pu se passer auparavant. Dans la reconnaissance, il n’y a ni histoire du passé, ni histoire du futur. Il n’y a pas de temps. Toute histoire apparente est simplement reconnue comme une histoire. Rien ne provoque la reconnaissance. La reconnaissance est la fin de la croyance en l’histoire. La reconnaissance est un saut au-delà des concepts, au-delà des croyances, au-delà de tout ce qui a toujours été supposé. C’est un saut dans l’inconnu. C’est un saut dans ce qui a toujours été connu, mais simplement négligé. Je peux reconnaître ce qui est indiqué par ces mots, parce que je suis cela. C’est ce que je suis, au-delà de toute histoire de “moi”. C’est ainsi que je sais, que ce qui est montré, et que ce qui montre, est ce que je suis. – Unmani Liza Hyde

La méditation du point de vue du Mahamudra signifie dégager, libérer son esprit de toutes les formes d’attachement, de saisie, de vouloir, de caractérisation des choses. Plutôt que de faire quelque chose, il s’agit de défaire les liens et chaînes par lesquels l’esprit est emprisonné. En abandonnant l’attachement aux choses comme étant réelles, on abandonnera la saisie mentale de ces choses et la volonté qui leur est attachée, et par là l’apparence se trouvera libérée d’elle-même. On croit souvent que méditer, c’est imposer un état vide à l’esprit, un état sans aucune pensée ni mouvement mental. Cette conception est erronée car si la méditation était un état sans pensée, cette table devant nous serait en train de méditer ! La méditation n’a rien à voir avec le fait de créer un vide volontaire dans l’esprit; méditer, ce n’est pas arrêter le mouvement des pensées, mais demeurer sans saisie quant à ces pensées. S’il n’y avait pas de pensée ou mouvement conceptuel dans l’esprit, qui méditerait ? La méditation consiste donc simplement à reconnaître ce qui nous lie à l’apparence, à la manifestation extérieure et à desserrer l’étreinte des fixations mentales. C’est opérer une détente par rapport au conditionnement habituel, c’est laisser cette détente créer son propre effet: les objets de la fixation tombent d’eux-mêmes, les noeuds se dénouent à leur tour. Méditer, c’est se défaire de cette cuirasse que l’on s’est forgée, des vêtements superflus que l’on porte ; on abandonne alors les uns après les autres les vêtements conceptuels pour rester dans la nudité primordiale. Dans cette détente est éprouvé l’état fondamental de l’esprit comme étant clarté, conscience connaissante, lucidité vive.  Cette clarté de l’esprit est définie comme la conscience instantanée, immédiate, un état exempt d’élaborations mentales. On doit simplement demeurer dans la jouissance de cet état, laissant l’esprit dans sa dimension propre, sans caractériser ou juger quoi que ce soit, sans même concevoir la notion d’une méditation. Quand l’esprit arrive à s’établir dans cet état, il expérimente son propre espace et tous les phénomènes extérieurs et intérieurs sont perçus dans leur dimension de vacuité. Cet état n’est limité par rien, il est libre de toute orientation, sans support, et en lui est présente la connaissance fondamentale exempte de point de référence. C’est aussi un état de bonheur et de bien-être, affranchi de tout empêchement conceptuel. L’apparition de ces qualités de l’esprit est le signe du succès de la pacification mentale (Chiné) et le développement de cette méditation, lorsque l’on est capable de demeurer absorbé dans cet état sans le perdre ou l’altérer, c’est l’obtention du “Samadhi de Chiné”. Il est important de ne pas juger sa méditation, de ne pas penser que tel état est “bon”, que tel autre est “mauvais”, que lorsque l’esprit est calme nous faisons une “bonne méditation”, que lorsqu’il est agité nous faisons une “mauvaise méditation”. Lorsque ce genre d’idées s’élève pendant la méditation, il faut diriger son attention vers celui qui juge ainsi, vers la conscience qui évalue la méditation. Par l’introspection, cette conscience se découvre comme dépourvue de forme ou de couleur ; l’observateur est privé de toute spécificité qui pourrait prouver son existence. Comme on l’avait fait pour l’objet perçu, on retrouve la dimension vide de l’esprit percevant l’absence de réalité du sujet. Donc, quels que soient les phénomènes mentaux qui s’élèvent dans l’esprit, on les traite ainsi : on ne tente pas de prévenir leur apparition ou de les faire cesser lorsqu’ils sont là; on ne les suit pas non plus, mais on les contemple pour ce qu’ils sont. Chaque fois que l’on reconnaît l’essence par le regard direct, on retrouve la dimension de l’esprit inobstruée, libre d’entrave. Méditer en cherchant à l’extérieur quelque chose de plus débouchera sur une sensation de manque. C’est exactement le processus inverse qu’il faut appliquer : nous déposséder de ce qui encombre l’esprit en nous tournant vers l’intérieur, jusqu’à l’état spontané où ne subsistent ni recherche ni souffrance, la plénitude omniprésente. La dimension naturelle de notre esprit est le Dharmakaya. Celui-ci est par nature spontané. La seule manière de rencontrer l’esprit est de l’harmoniser avec cette nature libre de causes. Seul un état de détente et d’ouverture peut permettre à cette essence spontanée de s’élever d’elle-même. – Lama Guendune Rinpoché

Q: Quelle est la nature de l’esprit ? R: L’esprit n’est rien d’autre que la “pensée-je”. L’esprit et l’ego ne sont qu’une seule et même chose de même que les autres facultés mentales, telles que l’intellect et la mémoire (…) D’où jaillit ce “je” ? Recherchez le à l’intérieur ; à ce moment là il se dissipe. C’est cela la recherche de la sagesse. Au fur et à mesure que l’esprit examine sa propre nature, l’évidence se fait jour que cet esprit n’a aucune réalité. Cette voie directe est ouverte à tous. L’esprit n’est rien d’autre que l’ensemble des pensées. De toutes ces pensées, la “pensée-je” en est la racine. Elle est, à elle seule, l’esprit. La naissance de la “pensée-je ” est notre propre naissance, sa mort est la mort de la personne. Tout de suite après l’apparition de la “pensée-je” surgit une fausse identification avec le corps. Débarrassez-vous de cette “pensée-je”. Aussi longtemps que le “je” est en vie, les ennuis sont là. Quand le ‘je’ n’existe plus les ennuis s’évanouissent. – Ramana Maharshi

Pour pratiquer la recherche du Soi chaque jour est auspicieux et chaque instant est bon, il n’y a pas d’interdits, n’importe où et à tout moment elle peut être pratiquée ; cela peut être aussi en présence d’autres personnes sans que celles-ci s’en aperçoivent. Toutes les autres méthodes (sadhana) font appel à des objets extérieurs et à un environnement ou un comportement particuliers ; mais pour l’atmavichara, rien d’extérieur n’est requis ; la seule chose qui est nécessaire est de tourner le mental vers l’intérieur. Pratiquant la recherche du Soi, on peut aisément en même temps être occupé à d’autres activités. De plus l’atmavichara étant un mouvement purement intérieur, on ne risque pas de distraire les autres personnes présentes aux alentours ; ce qui n’est pas le cas pour les autres sadhanas telles que les pujas ou méditation avec posture, où les autres vous remarquent. Seule une persévérance vigilante uni pointée est nécessaire dans la recherche du Soi, et cela est accompli purement intérieurement à tout instant. – Ramana Maharshi

Q: Mais n’est-il pas comique que le “je” cherche le “je” ? Est-ce que la formule “Qui suis-je” ne  devient-elle pas en définitive vide de sens ? Ou vais-je me poser cette question “qui suis-je” sans fin, comme la répétition d’un mantra ? R: La recherche de Soi n’est certainement pas une formule vide ; et c’est plus que la répétition d’un mantra. Si la recherche “qui suis-je” n’était qu’une vaine question mentale, elle ne serait pas de grande valeur. Le but de cette recherche de Soi est de concentrer l’esprit entier sur sa source. Ce n’est plus alors le cas d’un “je” à la recherche d’un autre “je”. Encore moins la recherche de Soi n’est-elle pas une formule vide car elle implique une intense activité de l’esprit dans son entier pour demeurer stablement dans la pure conscience de Soi. La recherche de Soi est le moyen le plus infaillible, le plus direct, pour réaliser l’inconditionné, l’Être Absolu que vous êtes en réalité.  – Ramana Maharshi

Le conseil que je vous donnerai est encore plus facile à suivre : souvenez vous seulement de vous. Le “Je Suis” est suffisant à la guérison de votre mental et pour mener au-delà. Il ne vous faut qu’un peu de confiance. (…) Le bon sens, lui aussi, vous enseignera que pour assouvir un désir il faut que vous gardiez votre mental fixé sur lui. Si vous voulez connaître votre nature vraie, il faut que vous soyez présent à votre mental jusqu’à ce que le secret vous soit dévoilé. – Nisargadatta Maharaj

Entrer dans l’éveil, c’est comme entrer dans une mer sans rivages. Il n’y a pas d’autre bord, il n’y a pas de fin. C’est parce que la réalisation meurt à chaque instant qu’elle est vivante, et c’est parce que nous nous refusons à mourir à chaque instant que nous ne sommes pas vivants. – Yvan Amar

On n’atteint pas l’éveil. Un jour, on se rend compte qu’on vit l’éveil ! C’est l’empêcheur de l’éveil qui cherche un moyen de provoquer l’éveil. Quand on dit : “La recherche de l’éveil est obstacle à l’éveil”, ce n’est pas la recherche qui est obstacle, mais le fait de la fixer sur l’objet “Éveil”. L’éveil n’est pas non-recherche, mais recherche sans objet, sans Nom. – Yvan Amar

La réalisation (libération-éveil-délivrance) n’est pas le terme, l’aboutissement d’un processus, mais la nature fondamentale même de tous les processus. C’est parce que le rêve s’arrête que l’on appelle ça l’éveil. Mais en fait, l’éveil, cela n’existe pas. Cela s’appelle l’éveil du point de vue du rêve, mais quand le rêve cesse, cela n’a plus de nom, cela est Cela, c’est tout. L’éveil s’évanouit avec le rêve. – Yvan Amar

Et assise là dans ce train bondé, avec la chaleur et les odeurs, il fut soudain absolument clair comme le jour que je n’existais pas de la manière dont je pensais exister. Cette prise de conscience s’accompagne d’une expérience que je ne peux comparer qu’à l’éclatement d’un grain de pop-corn. C’était comme si l’intérieur se répandait sur l’extérieur, et je regardais avec une joie émerveillée. J’eu alors une sensation de soulagement inexprimable : “Je n’ai besoin de rien faire avec le moi, je n’ai pas besoin de l’améliorer ou de la rendre bon, de le sacrifier ou de la crucifier. Je n’ai besoin de rien faire, car il n’existe même pas. Tout ce que je dois faire, c’est reconnaître qu’il s’agit d’une convention, d’une fiction.” – Joanna Macy

Q : Pendant que l’on écoute l’instructeur exposant la perspective spirituelle, tout paraît facile, mais, par la suite, il semble que nous ayons quitté notre véritable centre. Comment devons-nous comprendre cela ? R : En écoutant exposer la vérité, notre écoute est toute réceptivité, se laissant imprégner par ce qui est proposé, le laissant prendre corps et vie en nous. Plus tard, les anciennes routines qui ont été rompues peuvent reprendre leur cours dans la vie de tous les jours. Vous devez les objectiver, et ainsi vous pourrez vous situer hors de leur champ d’action ; elles disparaîtront grâce à votre non-complicité avec elles, ce qui va vous remettre dans la position axiale que vous avez vécue en présence de votre maître spirituel. Cette approche, cette béquille vous quittera au fur et à mesure que l’expérience deviendra plus fréquente. – Jean Klein

Comments (0)

› No comments yet.

Leave a Reply

* Copy this password:

* Type or paste password here:

8,214 Spam Comments Blocked so far by Spam Free Wordpress

Allowed Tags - You may use these HTML tags and attributes in your comment.

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Pingbacks (0)

› No pingbacks yet.